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Noms & Termes spécifiques



Alsen : Fief d’Hulyimuu, l’un des grands seigneurs des montagnes frontalières entre Piara et Okre. Premier grand succès des campagnes Ovrales, a véritablement propulsé Fairn parmi les premiers généraux de la campagne – et parmi les favoris de l’Empereur.
Akli : Île de bonne taille – appelée « île » par les autres contrées et « pays » par ses habitants à vrai dire – spécialisée dans le commerce et les échanges, point névralgique de la navigation sur l’Océan Méridional.
Dieutvil Laefr : Général en patrouille dans les Marches de l’Est.
Écouseur : Tous socialement mâles, les Écouseurs se rangent parmi le cercle des Savants. Leur fonction et leur usage de la magie se concentrent dans la médecine et les sciences de la vie – biologie exclusivement. Leur nom vient du fait que, au vu de leur spécialité, leur magie, extrêmement méticuleuse et délicate, se concentre dans des objets petits et précis comme les aiguilles… Leur principale fonction, dans la Piara antique, étant le soin, le nom leur est resté.
Alrest Elrasirst : Fils de Fairn Elrasirst, son deuxième enfant.
Fairn Elrasirst : L’un des « héros » des campagnes Ovrales, seigneur des Marches. Agent personnel de l’Empereur.
Fetrein : Cocher et garde du corps de Fairn. Ancien soldat de sa garde rapproché.
Hevëmin Elrasirst : Epouse de Fairn Elrasirst.
Gaolsë Elrasirst : Cousine paternelle de Fairn Elrasirst ; étudiante à l’École Militaire.
Melrede Rihalsa : Écouseur discret du Suumilka.
Mère-Arme : Nom familier donné à l’École Militaire par ses élèves. Par extension, désigne aussi son enceinte physique.
Nemui : Cousine de l'Empereur okrain, candidate au trône.
Neuf Cercles : le premier, l’empereur ; le deuxième, ses parents au premier sang (Empereur-Père ; Empereur-Mère ; Princes et Princesses) ; le troisième, les nobles les plus proches du pouvoir, au second sang généralement (Ducs, Duchesses); le quatrième, les défenseurs de l’empire, les nobles des Marches (Châtelains, Châtelaines) ; le cinquième, les nobles de l’intérieur (Comtes, Comtesses) ; les sixièmes, les petits nobles, les plus récents à vrai dire (« nouvelle noblesse » bâtie sur les acquis de l’Est ou ayant acheté leur charge) ; le septième, les grandes dynasties religieuses ; le huitième, les très hauts bourgeois, en familles dynastiques généralement, exerçant les professions « nobles » (grands marchants principalement) ; le neuvième, les Savants. L’ordre hiérarchique des Cercle a souvent varié selon les préoccupations du pouvoir, surtout entre les quatrième et neuvième Cercles.
Nyn : « Honorable », le suffixe honorifique réservé normalement aux supérieurs hiérarchiques ou aux nobles.
Okre : Empire, ensembles de cités-état avec plusieurs villages et campagnes en dépendances/réserves à nourriture. Le commandement de l’Empire est, en principe, assuré par un empereur élu à chaque génération par l’assemblée des seigneur réunis (ou « princes ») ; dans les faits, c’est une élite assez close, celle des aristocrates des contrées centrales, qui s’échange et se partage la couronne depuis plusieurs générations. La fonction impériale est étroitement associée à celle de la religion okraine ; il est d’ailleurs tête du culte, incarnation du pays.
La religion okraine, en effet, a ceci de particulier qu’il s’agit d’une sorte d’animisme/de panthéisme centré sur les lieux. Eereyu-nyn, la Terre, a pour fille privilégiée Okre-nyn – forcément –, elle-même peuplée par ses « filles », les contrées qui la composent. Les guerres sont donc justifiées par le pouvoir – sans que personne n’y croie vraiment, par contre – par un conflit d’Okre-nyn avec le pays en question…
Chaque lieu et chaque objet topographique marquant (grand arbre, rocher, cascade…) sont donc supposés vivants et plus ou moins honorés à titre locaux, quand bien même il ne s’agit parfois que d’offrandes de fleurs et de nourriture lors des fêtes de saisons. Les contrées et Okre-nyn elle-même, quant à elles, sont célébrées au cours des grandes célébrations annuelles, réputées pour leurs liesses et leurs extravagances. Les feux d’artifices y ont énormément d’importance, puisqu’il s’agit aussi d’offrir un spectacle aux divinités en les émerveillant ; de même que des chants et des danses. Les courtisans des deux sexes, « fleurs » de la société, un titre qui ne tient pas que du badinage à Okre – étant des perles de courtoisie et de culture, ce sont des preuves excellentes des merveilles humaines et donc une vue particulièrement réjouissante pour la terre, qui nourrit les hommes –, y dansent de façon privilégiée aux côtés des prêtres dans les temples. Certains prêtres, à vrai dire, sont d'anciennes fleurs reconverties.
Passeuses : Aussi appelées Accoucheuses des Morts. Ce sont elles qui apprêtent les morts et les embaument au besoin ; elles aussi qui procèdent aux rites d’usages, qui accueillent la famille du défunt, qui le brûlent et qui gardent son urne. Les fossoyeuses, bâtisseuses de tombeaux et gardiennes de cimetières sont également toutes des femmes – socialement, du moins – formées en ce sens. Première demeure du bébé et le faisant passer au monde, il semble logique aux Piarains que les fonctions touchant à la mort, le passage hors du monde, soient réservées au femme.
Piara : Empire centralisé, beaucoup plus uni que son voisin okrain. L’Empereur appartient à une seule lignée ; l’actuelle perdure, officiellement, depuis presque sept siècles ; autre signe de cette volonté de centralisation et de légitimation à tout prix, le nom de la capitale est le même que celui de l’Empire, donc Piara. Chaque nouvel Empereur est confirmé par un examen médical et mental pratiqué par un colloque de Savants choisis par les nobles des Deuxième à Cinquième Siècle. Les seigneurs jurent tous fidélité à l’Empereur ; cependant, en raison de sa taille, celui-ci a plus de difficulté à faire sentir son autorité sur les Marches, frontières de l’Empire, réputées plus ou moins à raison comme des endroits bien plus arriérés et sauvages que les terres centrales.
Si sa structure rigide et somme toute relativement traditionaliste aurait dû rapidement freiner l’Empire, il a bénéficié de la succession de deux Impératrices libérales qui ont mené une série de réformes diverses – sociales, avec les droits des femmes ; économiques, avec la libéralisation de l’emprunt et de nouvelles lois visant à assurer les droits des prêteurs ; structurelles, avec de nouveaux aménagement dans la gestion des provinces… – qui, poursuivies par l’Empereur suivant, ont permis à Piara de retrouver son rang parmi les premiers pays du globe.
La religion est, à Piara, une affaire complexe. Immense étendue de terres éparses, l’Empire est en effet avant tout l’union de plusieurs provinces dont certaines étaient autrefois en guerre. L’unification ne s’est pas faite sans peine, d’où l’insistance du pouvoir à proclamer sa pérennité et sa durabilité. Si le langage a pu se retrouver relativement unifié – chaque seigneur et citoyen un peu éduqué parle la langue officielle en même temps que son dialecte régional –, la religion a davantage souffert des tentatives de syncrétisme qui ont suivi. Assimilés les uns aux autres, réassignés par les hasards de l’adaptation à des fonctions parfois bien différentes, les dieux sont au final invoqués plus en groupes qu’individuellement, seules quelques grandes figures – la déesse de la guerre Istnïn, le dieu des moissons et du soleil Losen, le dieu de la nuit Vernt… – se tirant du lot au prix de changements de noms et de rites selon les régions où ils se trouvent invoqués.
Pour compliquer le tout, les régions proches d’Okre partagent sa croyance en une divinité terrestre, la préférence pour Okre-nyn en moins, et révèrent Piara comme déesse ; enfin, une secte monothéiste fondée sur la vénération de l’hermaphrodite omnipotent et éternel Ustif, les Ustiites, survit tant bien que mal en dépit des condamnations du pouvoir. La confusion aidant, certains courants de l’Ustiismes pratiquent le polythéisme d’état en considérant simplement Ustif comme le père des autres dieux…
Bref, un véritable nœud de serpent, les Piarains ayant au final tendance à mélanger les écoles et les dieux pour retenir surtout les célébrations officielles.
Royaumes Utite : En réalité une immense portion de territoire montagneux et désertiques entrecoupé de rares plaines, et où vivent principalement des clans nomades à la politique mouvante – tantôt en conflit et tantôt alliés, tantôt neutres et tantôt hostiles, . Ces clans se réclament d’un ancêtre commun, le loup, et, à son image, chassent leurs jeunes de sexe masculin sitôt que ceux-ci parviennent à l’âge de guerrier ; ainsi, les populations demeurent mixte et évitent le spectre de la consanguinité. Si un guerrier s’éprend d’une femme d’un autre clan, il est socialement accepté – pourvu qu’il ait l’approbation de ses pairs… et de l’intéressée, les femmes utites étant formées au combat et donc parfaitement capables de résister à un kidnapping – qu’il l’« enlève ».
Certains clans utites sont sédentaires ; ce sont eux qui forment les quelques villes dispersées sur le territoire utite, points de commerce et de contacts où se croisent clans et marchandises. Les affrontements entre clans y sont interdits sous peine de mise au ban.
Savants : L’un des Neuf Cercles. Leurs fonctions sont scientifiques, mais le titre contient également une notion presque religieuse, dignitaire. C’est l’un des seuls Cercle où l’accession ne se fait pas par naissance ; les enfants montrant des promesses pour la science ou l’étude des lettres sont choisis et éduqués pour appartenir à cette caste ; il est également possible pour un adulte, pourvu qu’il en montre le potentiel, de rejoindre leurs rangs. Plus honorifiques que réellement puissants, ils sont principalement entretenus par les autres Cercles ou par les Collèges Impériaux.
Suulmika : Safran en okrain ; nom d’un honorable établissement de la capitale Piaraine, de plus en plus réputé pour la qualité de ses services.
Syllanc : Monnaie piaraine.
Tesslern Elrasirst : Héritière de la lignée Elrasirst.
Theschav Unenstreï : Général d’Empire, ennemi de Fairn Elrasirst.
Voerc : Lieutenant d’Empire.

 

Concepts


Deuil : A Piara, organisé en « trois deuils » durant chacun trois mois : le Premier Deuil, le plus sérieux, impose les couleurs grises, bannit les dentelles, les bijoux, les luxes ou repas trop ostentatoires. Le Deuxième Deuil impose les couleurs grises et le port d’un châle ou d'une écharpe, n’autorise toujours aucun bijou et bannit les excès d’alcool ou de nourriture. Le Troisième Deuil impose le port d’un vêtement gris – généralement un ruban épinglé à la poitrine chez les hommes ou porté collier chez les femmes ; mais ce peut être aussi un ruban au poignet, le châle du Deuxième Deuil, etc – d’autant que les mœurs ci-décrites valent surtout pour le centre de Piara : des variations régionales existent.
Duels : Utiles tant pour régler les querelles que pour montrer votre habileté à l'épée, ils se rangent en trois « sang » ; premier sang, limité aux égratignures ; deuxième sang, des plaies plus sérieuses, tout les coups mutilants étant permis ; troisième sang, la mort. Le premier sang est une invention relativement tardive, destinée à « civiliser » des duels que l’Empereur n’arrivait pas à réprimer.
Petite note : la technique consistant à saisir la lame de l’adversaire en duel existe... ou plutôt existait, lorsque le duel à l’épée avait encore son importance ; elle est d’origine française (cocorico !) et… à vrai dire, quasiment seulement pratiquée en France parce qu’elle menait souvent, étonnamment, à de graves mutilations.
Homosexualité : Largement tolérée à Piara comme à Okrain, au point qu’il n’existe pas de terme pour la désigner. En cas de mariage, le couple doit cependant s’assurer d’une descendance en adoptant un enfant jugé digne de porter le nom familial. Les femmes n’ont cependant le droit de se marier ensemble que depuis un peu moins d'un siècle ; jusqu’ici, en effet, leur statut de citoyen inférieur interdisait de penser qu’elles pussent gérer convenablement un foyer.
Magie : Les magies véritablement efficaces, autre que les jolies illusions pratiquées dans les salons et les lueurs inconsistantes, régulièrement renouvelées, des lampes ou des lampadaires, nécessitent une énergie et une concentration acquises au prix d’une vie d’étude... pour se dissiper en quelques heures, quelques jours au mieux, après l’intervention du praticien. Si les plaies ou les brisures, une fois résorbées, le demeurent, les affectations d'état surnaturelles– une épées brûlantes, une longue-vue à l’efficacité décuplée, un animal parlant... – se dissipent vite. La chose est communément interprétée comme une reprise des droits des règles « normales » de l'univers s'arc-boutant contre une aberration.
Mariage : Parmi la noblesse piaraine, celui-ci quasiment toujours politique ; par conséquent, il est communément admis que les deux partenaires, une fois assurée leur descendance, aillent chercher ailleurs – à la condition exclusive, pour les femmes, d’éviter de tomber enceinte. Ainsi, il peut être fréquent de voir amants et époux, à l’occasion d’une soirée, déjeuner à la même table ; par contre, il est mal vu d’entretenir des liaisons plus « pratiques » – traduire : les coups d’une nuit ou les prostitués – lorsque l’époux ou l’épouse est également présent(e) sur les lieux, à moins qu’il ou elle ne soit aussi en galante compagnie.
Mort : (voir aussi : Passeuses) En cas de décès à Piara (coutume du centre de Piara, dans la capitale et les régions alentours, soumise donc à variation) : veillée de vingt-quatre heure afin de protéger l’âme et lui faire comprendre, par la présence de ses proche et sa position bien particulière (yeux clos, tissu gris sur le visage, mains croisées sur le torse), qu’elle est aimée… et décédée ; ouverture des fenêtres afin de faciliter le départ de l’âme, et voilage des miroirs afin qu’elle ne s’y perde ; condamnation ensuite de la pièce/du lieu approximatif du décès et de la veillée pendant trois jours, afin que, si l’âme s’y était attardée, elle ne soit pas prise de nostalgie à l’image d’un être aimé et ne tente de rester. Si le lieu de la mort est un lieu public, seuls les proches ne doivent pas s’y aventurer.
Les défunts sont brûlés par les Passeuses dans une Salle des Cendres et ensuite placés dans une urne – plus ou moins luxueuse selon les moyens de la famille du mort ! –, puis « rangés » dans le caveau de famille du mort ou bien – s’il s’agit d’un héros exceptionnel – gardés par les proches pour bénéficier de son « aura ».
Les familles pauvres ont tendance à « donner » simplement leurs urnes aux Passeuses, qui mêlent les cendres à certaines terres et produits pour en faire les briques particulières qui servent à la construction des Sanctuaires de Passeuses, le lieu où celles-ci vivent et officient à la fois. Les riches s'adonnent parfois à ces dons, à la condition exclusive qu'il s'agisse d'un pan important du sanctuaire – l'autel, par exemple, ou la Pierre des Morts.
Noms piarains : Très variés de sonorité à cause de l’extension relativement récente (quelques siècles à peine...) de l’empire, qui a entraîné l'assimilation plusieurs ethnies aux langages différents. Encore aujourd’hui, de multiples parts de l’empire possèdent leur propre dialecte en plus de maîtriser la langue officielle.
Noms okrains : Généralement, le nom de famille, toujours achevé du –uu « fils de » ; –ui « fille de » ; ou -uu « enfants de » est utilisé assorti d’un système d’honorifique : statut familial+nom+statut social ; par exemple, ami-[nom], ou [nom]-prêtre…. Le prénom est réservé aux amants, enfants ou amis très proches.
Les prolétaires ont un nom géographique bas (« gros rocher », « puit », bref hérité de leur adresse lors de la distribution des noms de famille) ou issu du surnom de leur ancêtre de l’époque. Les nobles ont un nom géographique haut (« montagnes rousses » ou se rapportant à leur blason (« renard », « lys »)… L’Empereur a un titre, ses affiliations familiales se trouvant supposément effacées par son passage au pouvoir ; après tout, le fils du ciel n’est pas celui d’une lignée terrestre. Son nom officiel est donc « Fils du Sommet [métonymie de « ciel »] et des Montagnes [Métonymie de la terre] », Meïry-a-tensuu, suivi aussitôt du titre « fils de la mer », Seïnuu.
Sexes : Le sexe, à Piara, diffère du genre. Le sexe est l’appartenance biologique aux catégories « mâle » ou « femelle ». Le genre est l’appartenance sociale aux catégories « mâle » ou « femelle ». Certaines professions dites « consacrées » requièrent ainsi un changement de genre : les Écouseurs, sortes de médecins, sont tous des hommes, tandis que les professions ayant rapport au traitement de la mort – croque-morts et embaumeuses, qui sont également à Piara l’équivalent de nos médecins légistes – ne comptent que des femmes.
Sexisme : Piara a été une patriarchie quelques siècles plus tôt. Les règnes successifs de deux impératrices et l’influence d’une concubine à la volonté de fer, cependant, ont instauré une égalité relative entre les deux sexes ; certains préjugés demeurent, mais les femmes ont – encore imparfaitement, l’effort continue… – autant de chance d’emploi et de promotion sociale que leurs compatriotes masculins. Elles peuvent ainsi devenir officiers ; les armées féminines et masculines sont cependant strictement séparées afin d’éviter des grossesses peu propices au combat.
A Okre, l’influence de son voisin nordique a permis une relative élévation sociale de la femme, mais elle demeure beaucoup plus soumise à son époux et de son père. Pour cette raison, les récriminations sociales des femmes y sont plus vives.
Titres : A Piara, le titre militaire, s’il est suffisamment haut, dépasse en importance le titre ; un châtelain sera appelé Général plutôt que châtelain, à moins d’une introduction formelle (par exemple : « Le Général châtelain Elrasirst »). Si le titre est suffisamment important (Duc, Prince…), il est cité en même temps que le titre militaire.

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